États généraux de la bioéthique 2026 : c’est le moment de faire entendre VOS VOIX

La France vient d’ouvrir un nouveau cycle des États généraux de la bioéthique.
Derrière ce nom un peu abstrait, il s’agit en réalité d’un temps de parole citoyenne, ouvert à toutes et tous, pour s’exprimer sur les grandes questions qui touchent à la santé, au corps, à la parentalité et aux pratiques médicales.

Pour les personnes concernées par l’infertilité et l’assistance médicale à la procréation (AMP), c’est un moment clé pour raconter le réel des parcours, loin des débats théoriques ou idéologiques.

Les États généraux, concrètement, c’est quoi ?

Avant toute révision de la loi de bioéthique, l’État organise une grande phase de consultation nationale, pilotée par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE).

Pendant plusieurs mois, il est possible de :

  • participer à des réunions et débats près de chez soi,
  • répondre à des questionnaires en ligne,
  • transmettre des contributions écrites,
  • écouter, témoigner, poser des questions.

Pour comprendre simplement le cadre, rendez-vous sur le site du CCNE :
https://www.ccne-ethique.fr/fr/etats-generaux-de-la-bioethique-2026/comprendre-les-etats-generaux

Comment participer, très concrètement ?

C’est sans doute la partie la plus importante : tout le monde peut participer, sans être expert ni militant.

  • Trouver un événement près de chez soi :

Des débats sont organisés dans toutes les régions par les Espaces de Réflexion Éthique Régionaux (ERER). Le plus simple, se rendre sur le site : https://cnerer.com/
Ce site permet de retrouver rapidement les liens régionaux, les dates et les formats proposés.

  • Témoigner, poser une question, partager son expérience

Il n’y a pas de “bonne” ou de “mauvaise” contribution.
Parler de son parcours, de ce qui a manqué, de ce qui a fragilisé, ou au contraire de ce qui aurait pu éviter des années d’errance, c’est déjà participer.

  • Répondre aux consultations nationales

Des questionnaires seront ouverts pour recueillir les avis et retours d’expérience.
Même quelques réponses comptent : elles permettent de faire remonter des réalités souvent invisibles.

Ce que porte le Collectif BAMP dans ce cadre

À travers son manifeste « Pour une AMP moderne », le Collectif BAMP défend une vision claire :

  • mieux diagnostiquer,
  • mieux accompagner,
  • éviter l’acharnement médical inutile, je retirerais ça et mettre ce que j’avais écris sur le fil. Moderniser l’AMP
  • réduire la souffrance générée par le système de soins lui-même.

Trois grands sujets structurent particulièrement sa contribution aux États généraux de Bioéthique :

  • Le DPI-A : pour des parcours d’AMP plus efficaces et moins marqués par des échecs répétés sans explication.
  • La ROPA, le don dirigé : pour un encadrement éthique et juridique cohérent de la réception d’ovocytes de la partenaire.
  • L’AMP post-mortem : pour ouvrir une réflexion éthique sur des situations humaines aujourd’hui laissées sans réponse, dans le respect du consentement et de l’intérêt de l’enfant.

Comment le Collectif BAMP va s’impliquer

Le Collectif BAMP participera activement aux États généraux :

  • en étant auditionné par le CCNE, le 17 février 2026
  • en répondant aux consultations officielles,
  • en relayant les informations utiles à sa communauté,
  • en portant la voix des personnes concernées dans les espaces de débat.

Mais cette parole ne peut pas être portée seule.

Plus les personnes concernées s’expriment, plus la réalité des parcours d’AMP devient visible.
Plus elle devient visible, plus elle peut peser dans les réflexions éthiques à venir.

Les États généraux de la Bioéthique ne sont pas un débat réservé aux spécialistes.
C’est un espace pour dire ce que vivent réellement les personnes, ici et maintenant.

A vous de jouer ! Rendez-vous sur https://cnerer.com/ 

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